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Bientôt la catastrophe – Personne n’en parle

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La situation des nouveaux bacheliers au Sénégal est de plus en plus critique et pourtant personne n’en parle. Près de 75000 nouveaux bacheliers en 2020, l’année où les résultats sont meilleurs alors que la moitié du programme annuel n’a pas été faite. Combien y’en aurait-il en 2021 ?

Environ 27000 nouveaux bacheliers ont été orientés à l’UCADcette année.

L’UVS copte 21000 bacheliers qui ne peuvent pas démarrer leur cours.

C’est la même situation à Saint-Louis, Bambey, Ziguinchor, Sine-Saloum et pire à Thiés, où les nouveaux bacheliers n’ont ni où dormir, ni des salles pour faire cours. Bientôt, les cours en ligne prendront de plus en plus d’ampleur et ceux présentiels ne seront plus qu’un vague souvenir. Le niveau d’étude baisse fortement et la qualité de formation dans nos universités publiques s’évanouit.

Huit (8) mois après leur obtention du baccalauréat, les bacheliers de 2020 risquent de perdre une année entière compte tenu qu’il reste moins de 60 jours avant le baccalauréat de 2021. Quelques années derrières, le MESRI avait pris la décision de ne plus orienter les bacheliers dans le privé. Depuis, tous les bacheliers du Sénégal sont orientés dans le public alors qu’il n’y a pas assez de place. Actuellement, une génération est en train d’être sacrifiée par le gouvernement sénégalais ; il s’en suivra une autre l’année prochaine. Les étudiants sénégalais n’auront jamais assez de compétences ni pour travailler dans les entreprises, ni même pour entreprendre, car ne seront pas assez accompagnés par l’Etat et n’auront pas la possibilité d’assimiler lesconnaissances.

Dans les années à venir, être excellent ne servira plus rien, il en est de même pour le fait d’aller à l’université. Il faudra beaucoup plus que cela pour bénéficier d’une formation de qualité et être compétitif dans le marché de l’emploi, il faudra avoir des parents qui pourront payer une formation de qualité dans le privé. Le bac ne servira plus à rien aux dernières générations, beaucoup ne pourront plus continuer les études. 

Les élites gouvernementales qui se sont succédé n’ont pas anticipé sur ces problèmes et pourtant, eux, ont eu la chance de bénéficier d’une formation de qualité qui leur a permis aujourd’hui de diriger le pays. On est d’accord sur le fait qu’on a une population jeune et que l’état accompagne l’enseignement supérieur, mais osons également dire qu’il manque de réalisme, de pragmatisme et de sérieux dans la démarche et qu’il y a énormément de choses non dites.Faisons face à la situation et essayons de trouver ensemble des solutions réalistes et réalisables. 

Ceci est un problème qui concerne tous les sénégalais. Réagissez pour votre petit frère ou sœur, fils ou fille, neveu ou nièce, petit fils ou petite fille…

Osons poser ce débat.

A son excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal.

A Monsieur Cheikh Oumar HANN, Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation.

A la Société Civile Sénégalaise.

A toutes les personnes de bonne volonté.

A  toute la Population Sénégalaise.

Elhadji Abdoul Aziz Sy NDIAYE

Etudiant en DUT 2-GLT à l’Institut Universitaire de Technologie(IUT)

Université Iba Der Thiam de Thies(IUDT).

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