France: consternation à droite après la condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption

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Tristesse », « stupéfaction » face à un « acharnement judiciaire » pour la famille politique de l’ancien président, un verdict « rassurant » voire « historique » à gauche : la condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison dont un ferme, ce lundi 1er mars, pour « corruption » dans l’affaire dite des « écoutes », a provoqué de vives réactions dans la classe politique.

À droite, lacondamnation de l’ancien président passe très mal. « La sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée. Toute la lumière devra être faite sur les méthodes et l’indépendance du PNF [le Parquet national financier, ndlr] », a affirmé sur Twitter le président du parti Les Républicains Christian Jacob.

« Un ancien président de la République n’est évidemment pas au-dessus des lois, a réagi sur RFI Annie Genevard, vice-présidente LR de l’Assemblée nationale. Mais la justice ne doit pas être plus sévère avec tel ou tel au motif des fonctions qu’il a pu occuper. »

Le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau a lui déploré « une condamnation extrêmement dure dans un dossier particulièrement faible ».

« Toutes les voies de recours doivent être utilisées pour qu’il puisse laver son honneur et que toute la vérité soit faite », a affirmé le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand. Nicolas Sarkozy, qui a toujours affirmé n’avoir jamais commis « le moindre acte de corruption », a justement annoncé qu’il allait faire appel de sa condamnation.

Interrogé par RFI, le député européen Geoffroy Didier se dit lui « surpris » par ce verdict. « Il y a un secret professionnel entre un avocat et son client » qui doit être respecté, selon lui. S’il ne veut pas parler « d’acharnement judiciaire », Geoffroy Didier, lui-même avocat, évoque en revanche un « acharnement politique » : « Depuis de nombreuses années, Nicolas Sarkozy est une cible de choix, d’attaques politiques, de caricatures ; des moqueries qui finissent pas porter leurs fruits malheureusement, dans les urnes et peut-être dans les prétoires… »

Ce lundi soir, la droite fait donc bloc derrière l’ancien président, insistant sur l’appel interjeté, et que donc Nicolas Sarkozy est de nouveau présumé innocent.

Mais derrière ce moment judiciaire historique, c’est bien de politique dont il est question : l’ancien chef de l’État était encore pour beaucoup à droite un possible recours pour 2022. La condamnation d’aujourd’hui change la donne.

« Un verdict historique » à gauche

De l’autre côté du spectre politique, les réactions sont toutes autres. Selon le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, cette décision judiciaire est rassurante pour le système démocratique français : « Cela montre qu’il n’y a pas une justice pour les pauvres et une autre pour les puissants. »

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