Lettre au procureur de la République : Les avocats de Sonko corrigent Serigne Bassirou Guèye

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La bataille judiciaire entre la défense du leader du parti Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko, et le Parquet de Dakar s’annonce âpre. Accusé de viols et de menaces de mort par la masseuse du salon << Sweet Beauté Spa >>, le député Ousmane Sonko va vers levée de son immunitée parlementaire avec l’installation de la commission Ad hoc hier par l’Assemblée nationale. Mais Ousmane Sonko pourrait être poursuivi aussi pour appel à l’insurrection, si on se fie au réquisitoire introductif du procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, adressé au Doyen des juges d’instruction près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Pour manifester leur désaccord sur la démarche du maître des poursuites, les avocats de Sonko ont écrit à Serigne Bassirou Guèye. Dans sa correspondance, la défense de Sonko critique la démarche du procureur de la République. << Un Avocat et un médecin entre autres, ont été cités dans une procédure judiciaire qui laisse visiblement entrevoir un complot ourdi contre un député, membre de l’Assemblée nationale du Sénégal. Il s’agit de l’affaire pour laquelle vous avez visé une personne non identifiée (X) dans un requisitoire introductif adressé à monsieur le Juge d’instruction du 8e Cabinet près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar, et saisi vous-même l’Assemblée nationale d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire de l’honorable député Ousmane Sonko, cité nommément >>, explique la correspondance. D’après la défense de Sonko, l’enquête diligentée par la Section de recherches de la Gendarmerie de Colobane, bien que révélant qu’un médecin et un avocat notamment ont été cités pour faciliter le déplacement de la plaignante à l’heure du couvre-feu, n’a pas été poursuivie. << Ce qui est une curiosité car le numéro de la personne ayant cité l’avocat et le médecin est connu des enquêteurs. C’est techniquement trés facile, comme vous le savez. En effet, par des requisitions faites aux opérateurs de téléphone mobile, il est bien possible d’identifier les numéros et subséquement toutes les personnes venues qui ont eut à échanger entre la présumée victime et les personnes venues la chercher en voiture la nuit du 02 au 03 février 2021 >>, indiquent les avocats de Sonko. Pour la défense du leader du Pastef/Les Patriotes, il est également fort curieux que ce médecin n’ait pas été entendu, ni les personne qui accueilli la plaignante à l’hôpital. Sous un autre rapport, les avocats de Sonko font savoir qu’il leur est revenu suite à un rejet par le bureau de l’Assemblée nationale, de sa saisine par le juge d’instruction du 8e cabinet, le procureur aurait diligenté une nouvelle saisine. << Le tout, malgré l’existence d’un requisitoire contre X qui vous (le procureur) dessaisit en vertu de la saisine in rem du Juge d’instruction >>, disent-ils.

Pis, pour les avocats de Sonko, si << si ce requisitoire contre X a pu faire l’objet d’un retrait, ce qui serait une autre violation très grave de la loi, en l’état de l’ouverture d’une information judiciaire sur la base du premier réquisitoire au juge d’instruction du 8e Cabinet qui avait déjà saisi l’Assemblée nationale >>.Les avocats de Sonko ont fait savoir que c’est pour la première fois, dans l’histoire judiciaire du Sénégal, qu’un réquisitoire est pris contre X, et sans que le Juge d’instruction , n’ait pris aucun acte et qu’il s’est attelé à saisir l’Assemblée nationale pour une levée de l’immunité parlementaire de X, identifié avant l’heure comme étant le député Ousmane Sonko.

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