Covid-19: les cantines scolaires, rempart contre la propagation du virus

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Par les cantines scolaires, les établissements d’enseignement s’organisent pour assurer aux enfants plus que leur mission d’éducation et d’instruction. Les menus divers qui y sont proposés restent accessibles à toutes les bourses. Dans un contexte particulier de crise sanitaire, ces cantines constituent un facteur limitant la propagation du virus. Reportage !

«Menu : Plat + Jus : 500 FCfa». C’est l’information livrée, ce mercredi 10 février, sur la tête de l’affiche du tableau de la cantine scolaire de l’Institution Lucie Leclerc. Au portail du local, une vendeuse s’est installée, à quelques mètres du box des agents préposés à la sécurité. La devanture de l’école est l’espace récréatif dans lequel les aménagements se composent de tentes devant servir de réfectoire aux mômes pour le déjeuner. Dibor Ndiaye, la restauratrice, confie : «ça fait huit ans que je suis là».

Quelques minutes auparavant, c’était la récréation à l’Institut Notre Dame de l’Espérance, située dans un immeuble à deux étages, sis au quartier Nord Foire.  Ici, sur un tableau noir, les parents sont informés du changement des horaires. «Avec la journée continue, le problème est que nous sommes obligés de tenir nos engagements contractés auprès des parents qui nous ont confié leurs enfants. C’est pour cela que nous avons notifié à l’Ief (Inspection de l’éducation et de la formation, ndlr) nos contraintes» précise Monsieur Mendy, directeur du groupe scolaire (préscolaire et élémentaire). A l’entrée, trois femmes se tiennent devant un buffet dans la cour qui s’offre d’espace familial pour assurer les pensionnaires de la cantine. «Certains élèves prennent leur petit déjeuner et leur déjeuner dans la cantine. Vous pouvez voir les élèves concernés avec ma secrétaire», dit-elle, l’air occupée.

Selon le directeur de l’établissement, les inscriptions à la cantine concernent le déjeuner seulement et elles s’élèvent à 15 mille FCfa. Pour le petit déjeuner, chaque élève commande ce qu’il désire et il y a plusieurs formules. «La cantine répond surtout au besoin des parents d’élèves qui nous confient leurs enfants parce qu’ils travaillent. Donc, nous nous occupons d’eux jusqu’à leur descente pour qu’ils viennent récupérer leurs enfants», s’explique-t-il.

Sur la rue qui mène au terminus de la Ligne 34 (bus Tata) est nichée l’Institution Lucie Leclerc. C’est le deuxième site, à Nord-Foire, dans un rayon de moins d’un kilomètre. Moustapha Sy est en classe de Troisième. «C’est à la cantine que je prends mon petit déjeuner et le déjeuner. Mes parents intègrent mon abonnement à la cantine dans mes frais scolaires», raconte ce jeune écolier habitant les Almadies. Un avis que partage sa camarade Kay Mangué, originaire de la Guinée équatoriale. «Je suis en Deuxième année d’études au Sénégal. Et je prends mes repas à la cantine», renchérit-elle. «Au pays, nous avons des cantines dans les établissements, mais le paiement des frais est annuel au moment des inscriptions», constate-elle, s’apprêtant à quitter le multiservice des documents à la main. Notre interlocutrice, résidant Liberté 6, ajoute également que «le système de transport élève en Guinée Équatoriale fait partie de l’offre des établissements».

Gérant d’un multiservice, Seyni Thiaw, milite dans une association qui souhaite lancer la mise en place de cantine dans les établissements scolaires. «Je suis membre d’une association Child Foundation. J’y suis chargé de relationnel. Nous pensons que la restauration à l’école peut réduire la mobilité des élèves. Et, cela peut diminuer les risques de contamination», constate-t-il.

De plus en plus, les écoles se révèlent comme une grande famille. Elles proposent des solutions qui allègent les parents d’élèves des fonctions jusqu’ici assurées par les familles mais ces services renchérissent le coût de l’éducation des enfants.

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