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OH Gallery bouscule la Biennale de Dakar avec des archives vivantes

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Alors que la scène artistique sénégalaise cherche à se réinventer, une institution du Plateau s’impose comme catalyseur d’un dialogue inédit entre héritage et innovation. En ouvrant ses murs aux archives vivantes, OH Gallery transforme la 16e Biennale de Dakar en un véritable laboratoire de mémoire et de création.

Un espace qui réconcilie passé et présent

Depuis son implantation en 2018, la galerie a pour ambition de revitaliser le paysage culturel de la capitale. En 2026, elle a lancé l’OH Institute, une association à but non lucratif dédiée à la collecte, à la conservation et à la diffusion des documents liés à l’art africain. Cette démarche s’inscrit dans la programmation de la 15e édition du Partcours, où la galerie expose deux artistes majeurs tout en proposant un showroom privé, nommé « Ce qui demeure, modernités sénégalaises, filiations et héritages ».

Des expositions qui interrogent le corps et le texte

Dans la salle principale, la peintre marocaine Amina Benbouchta présente « Like any others », une série qui mêle peinture, sculpture, textile et installations olfactives. Le travail explore le concept de seuil, entre passage et intimité, en détournant des objets symboliques comme la crinoline ou les talons hauts pour questionner les contraintes imposées aux femmes. Parallèlement, la Project Room accueille Abdoulaye Ndoye avec « Épisode ». Né à Dakar en 1951, cet artiste multidisciplinaire transforme l’écriture en motifs graphiques grâce à une technique qu’il désigne « le tremblement », appliquée sur des parchemins fabriqués à la main.

Une initiative pour sauvegarder la filiation artistique sénégalaise

Au-delà des expositions, le showroom réunit des œuvres de Seyni Awa Camara, Soly Cissé et Viyé Diba, offrant ainsi une visibilité aux créations parfois marginalisées dans les grands récits de l’histoire de l’art. Un espace supplémentaire, appelé « Le Store », propose des esquisses, petites peintures et publications dédiées aux arts du continent, favorisant la circulation des pièces sur le marché secondaire. Enfin, la galerie a inscrit deux de ses artistes – le Sénégalais Aliou Diack et l’Égyptienne Souad Abdelrasoul – dans la sélection internationale de la Biennale, présentée à l’Ancien Palais de Justice.

En réunissant archives, créations contemporaines et projets de transmission, OH Gallery ne se contente pas d’exposer ; elle inscrit la mémoire artistique au cœur du débat public, offrant aux publics sénégalais et africains une nouvelle façon d’appréhender leur patrimoine culturel.

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