Alors que le débat autour du Sahara occidental continue de diviser les observateurs, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Hassan Naciri, a rappelé que la recherche d’une issue négociée s’inscrit dans le cadre juridique du chapitre VI de la Charte des Nations Unies, et non du chapitre VII, insistant sur le besoin de compromis.
Le cadre juridique invoqué
Lors d’une rencontre commémorant le 50e anniversaire de la Marche verte, le diplomate a souligné que les résolutions 1514, 1541 et 2625 renvoient à la négociation, au compromis et au respect de l’intégrité territoriale. « On n’est pas dans le chapitre 7. On est dans le chapitre 6, qui veut qu’on trouve des solutions de compromis », a‑t‑il déclaré, rappelant que toute démarche doit éviter la désintégration d’un État.
L’autonomie comme alternative crédible
Face à l’impasse du référendum de 1991 – jugé impossible à cause d’une indétermination du corps électoral – le Maroc a présenté, en 2004, une proposition d’autonomie, qualifiée par les Nations Unies de « crédible », « sérieuse » et « réaliste ». Cette initiative, soutenue par une majorité de pays membres, vise à instaurer une stabilité régionale et à permettre le partage des bénéfices économiques et politiques de la paix.
« C’est une solution de paix, une solution d’entente, qui est très importante non seulement pour le Maroc, mais aussi pour la sous‑région », a affirmé Naciri, soulignant que l’autonomie pourrait favoriser la coopération, l’intégration et les dividendes d’une coexistence pacifique.
Enjeux pour la sous‑région
L’ambassadeur a replacé la notion de bay’a – décrite comme un pacte historique et religieux entre souverain et gouverné – au cœur de la position marocaine, citant l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice de 1975 comme preuve du lien historique. Selon lui, le respect de cette tradition renforce la légitimité de l’autonomie et consolide la souveraineté du Maroc tout en offrant aux populations sahraouies une reconnaissance officielle.
En définitive, Hassan Naciri estime que la solution d’autonomie, soutenue par le droit international et les instances onusiennes, représente la meilleure perspective pour transformer le conflit en une dynamique de paix durable, bénéfique tant pour le Maroc que pour l’ensemble de la sous‑région.



