Alors que le continent accueille pour la première fois les Jeux Olympiques de la jeunesse, deux jeunes danseurs de rue se préparent à porter haut les couleurs du Sénégal. Leur objectif n’est pas seulement personnel : ils souhaitent transformer le breaking en vitrine du potentiel sénégalais et inspirer toute une génération.
Une ambition qui dépasse le parquet
Suzanne Touré s’entraîne quotidiennement au Cneps de Thiès, déterminée à offrir une prestation irréprochable et à décrocher le podium. Elle affirme que chaque mouvement doit être pensé pour maximiser ses chances de monter sur le podium. Son coéquipier, Sény Diémé, originaire de Ziguinchor, partage la même ferveur et promet de livrer un effort total pour le drapeau national.
Le cadre d’entraînement et le soutien institutionnel
Gacirah Diagne, à la tête du Comité national de promotion de la danse sportive, estime que les sessions en club, les rassemblements orchestrés par le comité ainsi que les stages de perfectionnement ont considérablement renforcé les compétences des deux athlètes. Elle souligne également que les infrastructures mises en place pour les JOJ, notamment le complexe du Tour de l’œuf au Point E, constituent un héritage durable pour le sport local.
Enjeux économiques et visibilité internationale
Au-delà du simple défi sportif, la participation de Touré et Diémé s’inscrit dans un projet national visant à dynamiser l’économie et à accroître l’attractivité du Sénégal sur la scène mondiale. Les épreuves de breaking, programmées les 12 et 13 novembre, sont attendues comme un véritable tremplin pour le tourisme et les investissements liés au sport.
Le public est invité à suivre la présélection puis la finale autour du complexe du Tour de l’œuf, offrant ainsi une occasion unique de soutenir les athlètes et de vivre l’effervescence d’une compétition historique.
Si les deux breakers parviennent à monter sur le podium, ils ne gagneront pas seulement une médaille : ils ouvriront la voie à une nouvelle ère où la culture urbaine devient un levier de développement pour le Sénégal.



