Accueil POLITIQUE Babacar Ba pousse une injonction constitutionnelle pour débloquer le budget après le...

Babacar Ba pousse une injonction constitutionnelle pour débloquer le budget après le rejet

0
4

Le rejet de la loi de finances rectificative (LFR) par les membres du Pastef a déclenché une nouvelle initiative politique. Face à l’impasse budgétaire, le parlementaire Babacar Ba a avancé une solution institutionnelle inspirée du système béninois, visant à garantir la continuité de l’action publique.

Une mesure tirée du modèle béninois

Babacar Ba propose de conférer à la Cour constitutionnelle un pouvoir d’injonction, c’est‑à‑dire la capacité de contraindre l’Assemblée nationale à voter les lois de finances dans un délai déterminé, si le texte est rejeté ou bloqué. Cette idée, puisée dans l’expérience du Bénin, aurait, selon le député, pour objectif d’assurer la stabilité des finances de l’État et d’éviter tout vide budgétaire.

Le contexte du rejet et les réactions parlementaires

Le vote de la LFR a eu lieu sans débat approfondi, après l’adoption d’une question préalable introduite par le député de Pastef Amadou Ba. Les législateurs ont estimé que le budget 2026 corrigé manquait de sincérité budgétaire, le rendant inacceptable dans son état actuel. La motion de rejet a été adoptée avec 126 suffrages favorables, renvoyant le texte à l’exécutif.

Dans un précédent discours du 30 septembre, Babacar Ba appelait à la désescalade entre l’exécutif et le Parlement, soulignant déjà les tensions au sein de l’Assemblée nationale. Sa nouvelle proposition cible désormais le rôle potentiel de la Cour constitutionnelle, élargissant le débat institutionnel au-delà du simple désaccord budgétaire.

Implications pour le président Bassirou Diomaye Faye : la suggestion de Babacar Ba implique que le chef de l’État pourrait être amené à accepter un cadre où la justice constitutionnelle intervient directement dans le processus législatif, un changement majeur pour la gouvernance sénégalaise.

Si la mesure était adoptée, elle offrirait un mécanisme de sauvegarde en cas de blocage parlementaire, tout en suscitant des interrogations sur l’équilibre des pouvoirs et la souveraineté législative.

En définitive, la proposition de Babacar Ba ouvre la porte à une réflexion profonde sur la manière dont le Sénégal pourrait renforcer la résilience de son système budgétaire, tout en redéfinissant les interactions entre les institutions clés du pays.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici