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Commission des Finances maintient son blocage : Cheikh Diba encaisse un second revers sur la LFR 2026

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La tension est palpable au sein de l’hémicycle sénégalais, où un désaccord profond oppose l’exécutif et les élus de la nation. Ce vendredi, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a réaffirmé sa position, refusant d’approuver le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026. Ce rejet constitue un nouveau coup dur pour le gouvernement, et plus spécifiquement pour le ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, qui tentait d’apaiser les divergences.

L’escalade d’une crise budgétaire

Ce n’est pas la première fois que ce texte budgétaire se heurte à une opposition ferme des députés. Quelques jours seulement avant ce nouveau revers, la LFR 2026 avait déjà été renvoyée en commission. Cette procédure, autorisée par l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, avait été sollicitée par le ministre Cheikh Diba lui-même lors d’une séance plénière tenue mardi dernier. L’intention était claire : accorder un délai supplémentaire pour des échanges approfondis, répondre aux préoccupations exprimées par les parlementaires dans un mémorandum, et trouver un terrain d’entente sur les arbitrages financiers contestés.

La fermeté des parlementaires face aux choix de l’exécutif

Malgré les discussions engagées, cette phase de concertation étendue n’a manifestement pas suffi à rapprocher les points de vue. Les membres de la commission des Finances, réunis à nouveau ce vendredi, ont campé sur leurs positions. Leur refus réitéré de valider le projet de loi témoigne de la persistance de désaccords fondamentaux entre le gouvernement et les représentants du peuple concernant les grandes lignes des orientations budgétaires. L’exécutif se trouve désormais face à une impasse, sans solution immédiate en vue pour l’examen de cette LFR 2026.

Cette situation de blocage révèle une fragilité dans le processus législatif et budgétaire du pays, jetant une ombre sur la mise en œuvre des politiques publiques pour l’année 2026. La capacité du gouvernement à dégager un consensus avec l’Assemblée nationale sera déterminante pour la stabilité financière et la confiance des citoyens envers ses institutions.

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