Le continent s’apprête à retrouver son rendez‑vous footballistique majeur tous les deux ans après que le comité exécutif de la Confédération africaine de football ait voté unanimement ce jeudi. Cette décision marque un revirement majeur par rapport à la réforme envisagée l’an passé, qui prévoyait un intervalle de quatre ans et l’instauration d’une compétition supplémentaire.
Une décision prise à l’unanimité
Les dirigeants présents ont accordé leur feu vert sans dissension, réaffirmant ainsi la volonté collective de préserver le format traditionnel de la Coupe d’Afrique des Nations. Le scrutin, mené en plein cœur de la réunion du comité, a abouti à un accord complet, signant le retour à la cadence bisannuelle qui a longtemps animé les passions du continent.
Les enjeux financiers et sportifs
Patrice Motsepe, à la tête de l’instance, a expliqué que ce choix était motivé par la nécessité de sécuriser les intérêts du football africain et d’assurer des ressources budgétaires suffisantes pour soutenir les compétitions locales. Selon lui, un tournoi tous les deux ans garantit une visibilité constante, attire davantage de sponsors et protège les recettes essentielles au développement des clubs et des académies.
Calendrier révisé jusqu’en 2033
Le prochain spectacle se tiendra en 2027, partagé entre le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Les éditions suivantes sont planifiées pour 2028, 2031 et 2033, afin d’éviter tout chevauchement avec la Coupe du monde prévue en 2030. Ce découpage montre la volonté de la CAF de concilier les exigences internationales tout en maintenant un rythme soutenu pour les nations africaines.
En réaffirmant la CAN comme l’un des grands rendez‑vous du football mondial, la Confédération envoie un signal fort : le tournoi reste un levier crucial pour la croissance du sport sur le continent, tant sur le plan sportif que économique.
Cette orientation pourrait remodeler les stratégies des fédérations locales, qui devront désormais aligner leurs projets de formation et d’infrastructure sur un calendrier plus fréquent, tout en capitalisant sur l’élan généré par chaque édition.



