Le Parlement sénégalais se trouve aujourd’hui au cœur d’une impasse budgétaire qui menace la création de centaines d’établissements scolaires. Le député Amadou Ba, figure de proue du Pastef, a déclaré que les programmes de construction prévus pour 2026 ne verront jamais le jour, un revirement qui pourrait bouleverser l’accès à l’éducation dans tout le pays.
Un financement anéanti du jour au lendemain
Dans le cadre de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026, les projets destinés à ériger 46 écoles élémentaires, 46 collèges et 46 lycées ont été privés de tout crédit de paiement, le montant alloué étant de 0 FCFA. Cette décision contraste fortement avec la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026, où le gouvernement avait inscrit en autorisation d’engagement la somme de 134 milliards de FCFA pour ces mêmes initiatives. En LFR 2026, non seulement les autorisations d’engagement (AE) ont disparu, mais les crédits de paiement (CP) ont également été retirés, signant ainsi la suspension effective des constructions pour l’année à venir.
Le Pastef réclame une remise en marche pour 2027
Face à ce retrait budgétaire, les députés du Pastef ont fixé comme priorité de convaincre le gouvernement d’insérer, dans la prochaine Loi de Finances Initiale (LFI) 2027, des crédits de paiement renforcés pour les projets jugés essentiels, notamment les hôpitaux et les établissements scolaires qui ont été exclus ou laissés sans financement en 2026. Selon Amadou Ba, « toutes les discussions avec le gouvernement vont tourner EXCLUSIVEMENT autour de ces impératifs et rien d’autre ». Cette focalisation témoigne de l’importance accordée par les parlementaires à la continuité des services publics fondamentaux.
Les Sénégalais attentifs aux enjeux budgétaires
Le public suit de près les débats parlementaires, s’appropriant les chiffres et les conséquences du budget. La suspension des écoles, collèges et lycées soulève des inquiétudes quant à la capacité du pays à répondre aux besoins éducatifs croissants, surtout dans les zones rurales où les infrastructures sont déjà limitées. Le risque d’un retard prolongé pourrait impacter les taux de scolarisation et, à terme, le développement économique du Sénégal.
En définitive, la décision de reporter indéfiniment les projets éducatifs en 2026 place la responsabilité sur les épaules du gouvernement, qui devra, selon les exigences du Pastef, rétablir des financements adéquats pour 2027 afin d’éviter un creusement des inégalités et de garantir la continuité de l’apprentissage pour les générations futures.



