Accueil POLITIQUE Mahmoud Aidibe, Daga-Kholpa : L’Assemblée nationale au cœur des cessions foncières litigieuses

Mahmoud Aidibe, Daga-Kholpa : L’Assemblée nationale au cœur des cessions foncières litigieuses

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Le Sénégal observe avec une attention renouvelée les actions de son Assemblée nationale, où le contrôle de l’administration publique s’intensifie. En ce mercredi 28 octobre 2026, les projecteurs sont braqués sur deux commissions d’enquête parlementaires dont les travaux promettent d’apporter des éclaircissements sur des dossiers épineux. L’enjeu est de taille : la bonne gouvernance et l’intégrité de la gestion du domaine public, qu’il s’agisse de terres ou de biens immobiliers de l’État, sont au cœur des préoccupations citoyennes. Ces auditions ciblées soulignent une volonté manifeste des représentants du peuple de débusquer d’éventuels manquements et d’établir les responsabilités.

Les terres de Daga-Kholpa sous la loupe parlementaire

De 10 h 30 à 12 h, une des commissions s’est penchée sur la gestion foncière, notamment celle liée au pôle urbain de Daga-Kholpa et au domaine public maritime. Face aux députés, Moussa Sène et Souleymane Ciss ont pris la parole. Ces deux représentants clés du Collectif pour la défense des intérêts des villages impactés par le pôle urbain de Daga-Kholpa ont partagé les inquiétudes des communautés locales. L’objectif de cette session était de recueillir précisément leurs préoccupations concernant la manière dont les terres ont été gérées, les modalités d’aménagement du projet urbain, et les répercussions directes de ces opérations sur les populations résidentes. Cette étape est cruciale pour comprendre les dynamiques à l’œuvre et les défis humains engendrés par de grands projets d’aménagement.

Patrimoine bâti : Les cessions d’immeubles au scanner

En parallèle, l’autre commission d’enquête s’est intéressée au patrimoine bâti de l’État. Dès 8 h 30 et jusqu’à 10 h, elle a auditionné Mahmoud Aidibe, qui est le directeur général de Les Madeleines SA. Les parlementaires cherchent à obtenir des précisions sur des cessions d’immeubles qui auraient été réalisées dans des conditions considérées comme irrégulières. L’examen minutieux des opérations immobilières passées doit permettre de faire la lumière sur la transmission de certains biens étatiques à des entités privées. Cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence et de vérification des procédures, afin de garantir que le patrimoine public soit géré dans le respect des règles et de l’intérêt général.

Ces deux séries d’auditions, distinctes par leur objet mais unies par une quête de vérité, marquent une étape significative dans la surveillance de l’action gouvernementale. Les députés poursuivent sans relâche leurs investigations sur des dossiers sensibles qui touchent directement à l’administration des biens publics. L’opinion publique attend avec impatience les conclusions de ces travaux. Elles sont essentielles pour éclairer les citoyens sur d’éventuels manquements et, le cas échéant, identifier les responsabilités. L’intégrité de la gestion du patrimoine national reste une pierre angulaire de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

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