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Felisberta Moura Vez claque la porte du vote du 6 décembre, le chaos s’installe

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Alors que la communauté ouest‑africaine attendait un calendrier électoral clair, la vice‑présidente de la Commission électorale nationale, Felisberta Moura Vez, a annoncé que les conditions requises pour organiser le scrutin du 6 décembre 2026 n’étaient pas réunies. Cette déclaration, faite après une rencontre entre le Premier ministre Ilido Vieira Té et le président de transition, le général Horta N’Tam, remet en cause le plan fixé par la mission de haut niveau de la CEDEAO.

Des obstacles techniques et institutionnels majeurs

Le Premier ministre a expliqué que la plupart des directions de partis ont atteint la fin de leurs mandats, obligeant leurs structures de base à se reconstituer. Selon ses propos, aucune formation politique n’est aujourd’hui prête à concourir dans des conditions satisfaisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte où la Constitution, le code électoral et la loi sur les partis ont été profondément revus par les autorités militaires depuis le renversement d’Umaro Sissoco Embalo.

Opposition et tensions internes

La coalition d’opposition PAI‑Terra Ranka a dénoncé ce qu’elle qualifie de « coup de force institutionnel », estimant que les réformes récentes bloquent réellement la tenue des élections. Parallèlement, le général Horta N’Tam a ordonné aux membres de la garde présidentielle, supposés proches de l’ancien chef d’État, de déposer volontairement les armes. Des soldats liés à Embalo ont été neutralisés, et le général Mamasaliu Embalo, frère de l’ex‑président, a été écarté du ministère de l’Intérieur.

Rôle de la CEDEAO et du Sénégal

Le Sénégal a été désigné médiateur par la CEDEAO, dont le président Bassirou Diomaye Faye assure la présidence en exercice. Le 8 août, le ministre sénégalais Cheikh Niang s’est rendu à Bissau pour présenter le mandat de médiation aux autorités de transition. L’organisation régionale avait fait du retour à un calendrier électoral une exigence centrale ; la perspective d’un report relance désormais les débats autour de la viabilité du processus démocratique.

En somme, l’incapacité à tenir le vote à la date prévue crée une incertitude profonde pour la Guinée‑Bissau et pour la stabilité de la sous‑région, où chaque report alimente les tensions entre forces militaires et civiques, tout en testant la capacité de la CEDEAO à imposer un cadre démocratique.

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