Le Sénégal s’engage dans une transformation profonde de son système judiciaire. Sous l’impulsion de Me Moussa Sarr, titulaire du portefeuille de la Justice, des investissements colossaux sont déployés, mêlant révolution numérique et édification de nouvelles infrastructures. Cette refonte vise à rendre la justice plus rapide, plus efficace et surtout, plus proche des citoyens, en mobilisant des dizaines de milliards de francs CFA.
Une impulsion technologique majeure
Le 7 octobre 2026, un pas décisif a été franchi avec la livraison d’une importante dotation de matériel informatique et de bureau. D’une valeur de 136 930 056 francs CFA, ces équipements sont destinés aux instances civiles et commerciales, le JUCICOM, ainsi qu’aux départements techniques du ministère. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de numérisation déjà amorcée. Quelques semaines auparavant, le 10 septembre 2026, le Palais de Justice de Dakar accueillait l’inauguration des plateformes E-Justice et Jokko ak Yoon, également sous la direction de Me Moussa Sarr. Ces outils digitaux ont pour objectif de simplifier et d’accélérer les processus judiciaires, rendant ainsi l’administration de la justice plus agile.
Vers des infrastructures repensées
Au-delà de l’arsenal technologique, la modernisation du cadre judiciaire sénégalais inclut également une refonte significative de ses édifices. Le Projet d’Appui à la Justice Civile et Commerciale prévoit la construction de nouvelles installations à Dakar. Les études techniques préliminaires pour l’édification d’un Tribunal de commerce et d’un Centre de Formation Judiciaire ont d’ores et déjà débuté. Le cabinet ATTAUB a été désigné pour mener ces analyses et préparer le cahier des charges en vue des futurs appels d’offres. Les projections tablent sur un investissement d’environ 12 millions d’euros, soit près de 8 milliards de francs CFA, pour ces chantiers d’envergure.
Le financement, pilier de cette transformation
L’ambition de ce vaste programme repose sur un montage financier solide, rendu possible grâce à des partenariats internationaux. Selon Dakar92, le soutien provient de deux conventions distinctes : un prêt souverain de 12 millions d’euros et une subvention complémentaire de 8 millions d’euros. Ces accords ont été validés le 4 décembre 2019 par le conseil d’administration de l’AFD. L’initiative JUCICOM, au cœur de cette stratégie, s’articule autour de trois piliers fondamentaux : d’abord, consolider l’accès au droit et à la justice dans les domaines civil et commercial ; ensuite, améliorer la performance des juridictions et des services ministériels ; enfin, perfectionner la gestion et la concrétisation de la politique sectorielle.
Avec cette double approche, alliant avancées numériques et investissements immobiliers, le Sénégal réaffirme sa volonté de bâtir une justice plus équitable, accessible et transparente pour tous ses citoyens. Ces efforts concertés, pilotés par le ministre Moussa Sarr, dessinent les contours d’un système judiciaire tourné vers l’avenir, capable de répondre aux défis contemporains et aux attentes des justiciables.



