La découverte de fragments squelettiques à l’arrière du Palais de la République, sur la Corniche-Est, avait initialement fait craindre le pire. Pourtant, l’expertise médicale menée par les services de l’Hôpital Principal de Dakar apporte un éclairage inattendu sur cette triste affaire. Ce qui aurait pu devenir une complexe enquête criminelle se résout désormais en une procédure d’inhumation respectant les protocoles, suite à des conclusions diamétralement opposées aux premières appréhensions.
Une dépouille anonyme près du siège présidentiel
L’alerte a été donnée suite à la mise au jour d’ossements humains non identifiés sur un site sensible : la Corniche-Est, précisément derrière le Palais de la République, non loin des locaux de la Fédération sénégalaise d’automobile et de motocyclisme. Face à cette situation, le commissariat d’arrondissement du Plateau a réagi promptement, adressant, à la date du 28 septembre 2026, une demande formelle d’expertise au responsable de l’Hôpital Principal de Dakar pour élucider l’origine de cette macabre trouvaille.
L’expertise médico-légale dissipe les soupçons criminels
L’examen approfondi des restes a été confié au Lieutenant-colonel F. Seck, médecin légiste et expert en dommage corporel rattaché à l’Hôpital Principal. Son rapport de constat de décès, dont les détails sont parvenus à Seneweb, est catégorique : le décès a une origine naturelle. Cette conclusion majeure, à ce stade de l’enquête, éloigne donc formellement l’hypothèse d’une action criminelle, transformant le dossier d’un potentiel crime en celui d’une mort sans intervention extérieure suspecte.
Une inhumation sur place face à l’urgence sanitaire
Les suites de cette expertise sont conformes aux procédures sanitaires. Une attestation d’inhumation a été établie puis acheminée vers le Parquet pour validation. Une fois visée par les autorités judiciaires, la dépouille sera enterrée à l’endroit supposé du trépas. Cette décision est motivée par l’état de décomposition avancé des restes, rendant toute manipulation ou transport trop risqué. Les autorités préfectorales de Dakar ont été dûment avisées de cette situation. Par ailleurs, des sources évoquent la possibilité que la personne décédée était un individu aux facultés mentales limitées, une information qui demeure cependant à vérifier.
Ainsi, le mystère des ossements de la Corniche-Est trouve une conclusion, non pas dans le dénouement d’un crime, mais dans la constatation d’un destin tragique et naturel. L’affaire, qui aurait pu alimenter les chroniques judiciaires, se clôture par une humble inhumation, effaçant les craintes initiales d’un acte malveillant derrière les murs du pouvoir.



