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États-Unis projettent 25 000 expulsés, un choc pour l’Afrique et le Pacifique

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Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, Washington a déclenché une série de transferts massifs d’étrangers vers des nations tierces, un processus qui dépasse les vingt‑cinq mille individus à ce jour.

Des sommes colossales pour des déplacements invisibles

Le consortium Forbidden Stories indique que le département d’État a débloqué plus de quatre cent dix millions de dollars afin de financer ces relocalisations. Parmi ce budget, 81 millions ont été versés directement aux États signataires, tandis que 178 millions ont alimenté l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et 123 millions le Haut‑commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Le reste a servi à des projets d’aide ponctuels dans les pays concernés.

Un impact aigu sur le continent africain

Sur les cinquante‑quatre États africains approchés, quarante‑neuf ont reçu au moins une proposition d’accueil, selon les données compilées. Le Cameroun, par exemple, a signé un protocole en décembre dernier, suivi d’un programme de santé de quatre cent millions de dollars sur cinq ans et d’un versement supplémentaire de trente millions destiné au HCR. Le premier avion transportant des expulsés a atterri sur son sol le 14 janvier.

À l’autre extrémité du continent, l’Eswatini a accueilli trente‑deux personnes depuis juillet 2025, dans le cadre d’un accord de cinq millions de dollars prévoyant jusqu’à cent soixante‑déplacements. Le petit État insulaire du Pacifique, Palau, a conclu un accord pour soixante‑quinze individus contre sept virgule cinq millions de dollars, bien que seuls trois aient été transférés à ce jour.

  • Plus de vingt‑cinq mille personnes déplacées vers vingt‑huit pays différents.
  • Environ vingt mille ont été envoyés vers le Mexique, voisin immédiat des États‑Unis.
  • Les accords varient selon les nationalités autorisées et les antécédents judiciaires des déplacés.

Des zones d’ombre juridiques et humanitaires

Des juristes ont signalé que, une fois déposés, les expulsés se retrouvent souvent « dans un trou noir juridique », privés de procédure et de protection dans un territoire étranger. Le Bureau de la Remigration, créé en mai 2025 et dirigé par le diplomate de quarante‑et‑un ans Christian Jové Ehrhardt, orchestre la plupart des négociations et des versements.

Les organisations internationales bénéficiaires, bien que mandatées pour protéger les droits humains, ont exprimé des réserves quant à l’utilisation de leurs fonds pour soutenir un dispositif qui ne garantit pas le respect des standards d’asile. Le HCR a toutefois affirmé ne pas être partie aux accords et se conformer à son mandat de renforcer les systèmes d’asile.

Ce schéma de relocalisation, alimenté par d’importants moyens financiers, soulève d’importantes questions sur la souveraineté des États partenaires et sur la responsabilité des États‑Unis dans la création de nouveaux points de friction migratoires.

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