Accueil POLITIQUE Alioune Ndoye sonne l’alarme : le financement des AMP sénégalaises vacille

Alioune Ndoye sonne l’alarme : le financement des AMP sénégalaises vacille

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Malgré des efforts louables plaçant le Sénégal à l’avant-garde de la protection de ses eaux côtières, une ombre plane sur l’avenir de ses Aires Marines Protégées (AMP). Ces espaces vitaux, garants d’une biodiversité exceptionnelle et de la subsistance de nombreuses communautés, font face à une précarité financière grandissante. C’est le constat alarmant formulé par le gouvernement sénégalais, par la voix de son ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Alioune Ndoye, lors d’un important forum régional à Saly Portudal.

Un trésor maritime sous pression financière

Le lundi 30 août 2026, l’alerte a été lancée. Les sanctuaires océaniques du Sénégal, qui couvrent déjà 21% des eaux nationales – dépassant largement l’objectif international de 10% de la Convention sur la diversité biologique (CDB) – luttent pour leur survie économique. Le ministre Alioune Ndoye a mis en lumière la dépendance actuelle de ces zones cruciales vis-à-vis d’un appui extérieur fragmenté et de projets à durée limitée. Une stratégie, selon lui, intrinsèquement lacunaire et non pérenne face à l’immense tâche de conservation.

Ces zones de conservation marine ne sont pas seulement des refuges pour la vie aquatique ; elles constituent des piliers essentiels. Elles assurent la sécurité alimentaire des populations côtières, favorisent le maintien des écosystèmes marins et renforcent la capacité d’adaptation du pays face aux perturbations climatiques. Sans un soutien financier constant et prévisible, leur efficacité se trouve compromise, menaçant ainsi des bénéfices socio-économiques vitaux pour les générations futures.

Des pistes innovantes pour l’autonomie des écosystèmes

Face à cet enjeu budgétaire crucial, l’État sénégalais a affirmé sa détermination à explorer des stratégies économiques créatives et diversifiées. Un atelier régional de restitution et d’échanges sur les mécanismes de financement durable des AMP de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui s’étend à Saly Portudal (Mbour) jusqu’au 1er septembre, sert de plateforme pour cette quête de solutions. Parmi les voies envisagées, on retrouve le développement de l’écotourisme, la mise en place de fonds de dotation, les mécanismes de compensation carbone, l’instauration d’une fiscalité environnementale ciblée, le concept de

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