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Commandant Michel Lamah et 172 autres militaires radiés : Doumbouya envoie un message clair

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La présidence guinéenne, sous l’égide de Mamadi Doumbouya, a opéré une restructuration significative au sein de ses effectifs militaires. Ce lundi 24 août 2026, pas moins de 173 membres des forces armées guinéennes ont été destitués de leurs fonctions pour « désertion », marquant une étape décisive dans la consolidation de l’autorité étatique. Cette annonce retentissante a été faite à l’échelle nationale par le général Amara Camara, agissant en sa qualité de ministre secrétaire général de la Présidence, soulignant la gravité de la situation.

Une Décision Drastique pour l’Armée Guinéenne

Le nombre colossal de soldats écartés de l’institution militaire met en lumière une volonté affichée d’assainir les rangs et de renforcer la discipline. L’abandon de poste, ou « désertion », constitue une faute grave dans toute armée, et cette vague de radiations, touchant près de deux cents hommes, envoie un signal fort. La décision, impulsée par le président Mamadi Doumbouya, intervient dans un contexte où la loyauté et l’engagement sont manifestement placés au cœur des exigences du commandement.

Le Poids Symbolique d’une Figure Contestée

Parmi les officiers visés par cette purge figure un nom qui résonne particulièrement dans l’histoire politique récente du pays : le commandant Michel Lamah. Ancien membre du Groupement des forces spéciales (GFS), son nom demeure indissociable des événements tumultueux du 5 septembre 2021. Cette date marque le renversement du président Alpha Condé par le CNRD, un moment clé où Michel Lamah s’est retrouvé sous le feu des projecteurs. Des clichés de lui, portant des amulettes traditionnelles sur le crâne et conduisant un véhicule aux côtés d’Alpha Condé, avaient alors envahi les plateformes de partage en ligne, immortalisant sa présence lors de ce basculement du pouvoir. Sa radiation ajoute une dimension symbolique à la mesure présidentielle.

L’éviction du commandant Lamah, figure emblématique de l’unité d’élite et acteur visible lors du coup de force ayant conduit à l’arrivée au pouvoir de l’actuelle junte, pose la question de la gestion des anciens alliés et de la manière dont le régime entend assurer sa stabilité future. La décision de Conakry, annoncée publiquement, met en exergue l’intransigeance du pouvoir en place face à toute forme de manquement à la discipline militaire, signifiant une ère nouvelle de rigueur pour les forces armées guinéennes.

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