Alors que les Sénégalais attendent des garanties sur l’usage des deniers publics, le député du Pastef Amadou Ba sonne l’alarme : le pouvoir exécutif semble déterminé à neutraliser tout examen parlementaire des fonds spéciaux, un revers qui pourrait fragiliser la démocratie.
Un gouvernement qui braque les yeux sur la transparence
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Amadou Ba a souligné que les autorités refusent désormais d’autoriser le Parlement à vérifier l’allocation de ces ressources spécifiques. Selon lui, cette position représente un recul majeur par rapport aux promesses antérieures de clarté et de reddition de comptes.
Le Parlement privé de son levier de contrôle
L’élu accuse le chef de l’État de vouloir empêcher l’Assemblée nationale d’exercer son rôle de surveillance sur l’utilisation des fonds spéciaux. Il relie également ce blocage à la non‑adoption de la révision constitutionnelle qui imposerait la déclaration du patrimoine du président à la fin de son mandat. Pour le député, ces deux refus constituent un « virage à 360 degrés » vis‑à‑vis des engagements initiaux.
Quel avenir pour la lutte contre l’opacité ?
Amadou Ba rappelle que le contexte politique est marqué par la création du parti présidentiel, qui cherche à s’étendre en intégrant de nouveaux maires et d’anciens responsables. Cette dynamique, selon le parlementaire, renforce les craintes d’une utilisation politisée des fonds publics. Il interpelle les citoyens sénégalais, demandant : « Pourquoi un tel acharnement du gouvernement à bloquer les initiatives de l’Assemblée nationale autour de la transparence, la bonne gestion et la reddition des comptes ? » Enfin, il affirme que Ousmane Sonko et le Pastef restent le « seul et dernier verrou » contre une dérive opaque.
Si le gouvernement persiste dans cette direction, la confiance des Sénégalais dans leurs institutions pourrait s’éroder, ouvrant la voie à des appels plus vigoureux pour un contrôle renforcé et une législation plus stricte.



