Accueil POLITIQUE Diomaye Faye bouscule la Présidence : patrimoine obligatoire sous peine d’irrecevabilité

Diomaye Faye bouscule la Présidence : patrimoine obligatoire sous peine d’irrecevabilité

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La scène politique sénégalaise est sur le point d’être redéfinie par une initiative audacieuse du Président Bassirou Diomaye Faye. Ce lundi 17 août, l’annonce, faite par le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a résonné comme un coup de tonnerre : la transparence financière des candidats à la magistrature suprême ne sera plus une option, mais une exigence inaliénable, sous peine de voir sa candidature tout simplement rejetée.

Une condition sine qua non pour l’Élysée local

Le Garde des Sceaux, s’exprimant au nom du chef de l’État, a affirmé que la divulgation du patrimoine deviendrait une pièce essentielle du dossier d’inscription pour la course présidentielle. Loin d’être une simple formalité, cette déclaration devra être rendue publique avant même le scrutin. Pour le postulant victorieux, elle servira même d’acte inaugural lors de sa prise de fonction. Me Moussa Sarr a précisé la vision présidentielle d’unifier, au sein d’un même cadre, les impératifs de clarté exercés en amont, dès la phase de candidature, et prolongés en aval, sitôt l’entrée en fonction.

Réformes constitutionnelles et électorales en vue

Cette proposition radicale ne s’arrêtera pas là. Le président Diomaye Faye souhaite une refonte des textes fondamentaux, en l’occurrence la Constitution et le Code électoral, afin d’ancrer cette contrainte pour l’ensemble des prétendants à la présidence. La sanction prévue est d’une sévérité inédite : l’irrecevabilité pure et simple de la candidature. Cette démarche s’inscrit dans une quête de cohérence globale des réformes prônées par l’actuel gouvernement, visant à asseoir une gouvernance plus intègre et plus responsable.

Cette initiative intervient alors même que l’Assemblée nationale se penchait déjà sur un projet de loi visant à modifier l’article 37 de la Constitution. Ce dernier prévoit d’ores et déjà que les plus hautes personnalités de l’État, à savoir le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre, soient tenues de déclarer et de diffuser l’état de leurs biens. L’élargissement de cette obligation à l’ensemble des candidats à la présidence marque un tournant majeur et promet de transformer durablement le paysage politique sénégalais, en renforçant la confiance des citoyens envers leurs futurs dirigeants.

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