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Gaz de GTA : 143 milliards d’économies attendues pour les Sénégalais

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Le Sénégal est à l’aube d’une profonde transformation de son paysage énergétique. Alors que l’arrivée des gazoducs et la finalisation des accords se profilent, l’espoir d’une énergie locale et abordable prend corps. Au-delà des chiffres, c’est l’autonomie et le pouvoir d’achat des citoyens qui sont directement visés par la mise en exploitation du gisement Grand Tortue Ahmeyim.

Une Volonté Politique Forte Devient Réalité

En août 2025, Ousmane Sonko, alors Premier ministre du Sénégal, avait clairement exprimé une ambition majeure : cesser l’importation de gaz pour privilégier l’approvisionnement national. Sa déclaration, lors d’un conseil interministériel, insistait sur la nécessité pour le pays de capitaliser sur ses propres ressources gazières. Depuis cette prise de position forte, les discussions se sont intensifiées avec les entreprises impliquées dans le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), le champ gazier transnational.

Kosmos Energy, l’opérateur principal de ce gisement clé, a récemment présenté une mise à jour encourageante dans son rapport du second trimestre. L’entreprise envisage de lancer la «phase 1+» du projet, une étape cruciale destinée à optimiser la production. Cette extension s’appuiera sur les infrastructures déjà en place pour assurer des livraisons vers les marchés intérieurs du Sénégal et de la Mauritanie. Les signatures des accords de principe concernant l’approvisionnement domestique en gaz, essentiel pour la production d’électricité, sont toujours attendues avant la fin de cette année.

Des Retombées Économiques Directes pour les Ménages et l’Industrie

La concrétisation de ce projet gazier promet des bénéfices tangibles pour l’économie sénégalaise et la vie quotidienne de ses habitants. L’utilisation du gaz naturel du GTA par Senelec devrait entraîner une réduction significative du coût de production de l’électricité. Cette baisse pourrait, à son tour, alléger les factures des ménages et diminuer les subventions substantielles de l’État dans le secteur énergétique.

Sur le plan industriel, une énergie moins chère est synonyme de compétitivité accrue. Les entreprises sénégalaises pourraient ainsi réduire leurs coûts opérationnels, améliorer leur position sur les marchés et envisager des volumes d’exportation plus importants. Ousmane Sonko avait estimé que les économies générées par cet approvisionnement local atteindraient un minimum de 143 milliards, un chiffre qui souligne l’ampleur de l’impact attendu sur le budget national et le pouvoir d’achat.

Le Déploiement des Infrastructures et l’Implication de la Mauritanie

Pour matérialiser cette vision, les préparatifs s’accélèrent sur le terrain. Le Sénégal a déjà lancé la construction d’une centrale électrique au gaz, stratégiquement implantée près de Saint-Louis. Parallèlement, le déploiement du réseau de gazoducs devrait débuter au cours de ce trimestre. Les équipements nécessaires, notamment les tuyaux, sont en cours d’acheminement depuis la Chine, empruntant un itinéraire maritime étendu pour éviter les tensions au Moyen-Orient. Ce réseau acheminera directement le gaz du terminal central du GTA vers les sites de production électrique locaux.

La Mauritanie, partenaire incontournable du gisement transfrontalier, n’est pas en reste. Les autorités mauritaniennes ont signé un accord sur 25 ans avec une entreprise d’électricité saoudienne. Ce partenariat vise à développer, financer et gérer une centrale électrique au gaz d’une capacité de 230 MW à N’Diago, qui sera également alimentée par le gaz provenant du GTA. Cette démarche confirme l’ancrage régional et l’ambition partagée d’une indépendance énergétique accrue.

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