Les berges du petit bras du fleuve Sénégal ont été le théâtre d'une fête inoubliable ce week-end, avec la première édition du Festival de la Pirogue, baptisé « Festi-Gaal ». Cette initiative de l'Union nationale des pêcheurs artisanaux de Saint-Louis (UNAPAS) en partenariat avec CaJust a réussi à mêler convivialité et sensibilisation, attirant un public nombreux.
Un festival pour célébrer la pirogue et la culture locale
Le festival a proposé une variété d'activités, dont des démonstrations de sauvetage par les maîtres-nageurs et de canoë-kayak, ainsi qu'un défilé de pirogues décorées mettant en valeur la culture de la Langue de Barbarie. Le point d'orgue a été la course de pirogues opposant les sous-quartiers, dans un esprit de fair-play. Un concours de préparation du thiebou dieune, plat emblématique né à Guet Ndar, a également rythmé la journée.
Des préoccupations pour la pêche artisanale
Au-delà de l'effervescence sportive et culinaire, l'événement a servi de tribune aux préoccupations du secteur. Mamadou Sarr, coordonnateur du festival, a listé les urgences : la brèche de Saint-Louis, la perte de la zone de GTA « accaparée », l'arrivée prochaine du gazoduc et surtout l'émigration clandestine qui cause « des milliers de morts ». Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte de crise profonde pour la pêche artisanale locale.
La journée s'est achevée par la remise de trophées, d'attestations et d'enveloppes financières aux lauréats des différentes compétitions, en présence de représentants du préfet, du maire de Saint-Louis et du colonel Alioune Samassa, commandant de la zone n°2.



