À quelques heures de l’assemblée constitutive du nouveau parti de Bassirou Diomaye Faye, trois ministres du gouvernement, Cheikh Tidiane Dièye, Déthié Fall et Moustapha Guirassy, sont confrontés à un dilemme de taille. Leur parti respectif, également allié au pouvoir, voit ses cadres rejoindre massivement le camp présidentiel.
Les ralliements se multiplient
Depuis l’annonce par le chef de l’État, le 4 juillet dernier, de se doter d’une formation politique, les ralliements se multiplient. Fatou Kiné Diakhaté, directrice de cabinet adjointe, a quitté Pastef en critiquant un « messianisme » ambiant. Le 20 juillet, les responsables de la coalition Diomaye Président ont adopté à l’unanimité les textes fondateurs du futur parti.
Les conséquences pour les ministres alliés
Cette vague de défections place aujourd’hui les trois ministres au pied du mur. Selon L’Observateur, de nombreux directeurs généraux, chargés de mission et cadres issus d’Avenir Sénégal Bi Ñu Bëgg, du Parti républicain pour le progrès et de Sénégal en tête ont choisi de rallier la nouvelle formation présidentielle. D’après ndarinfo, les trois ministres se seraient réunis en urgence hier pour tenter d’endiguer cette vague de départs.
La rupture intervenue en mai entre le président Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko est à l’origine de cette recomposition. Ce divorce a fragilisé Pastef, plusieurs responsables ayant conservé leur portefeuille ministériel malgré la consigne de non-participation. Désormais, ce sont les partis alliés qui subissent les pressions centrifuges. L’Observateur estime que cette échéance pourrait constituer un test de loyauté et provoquer un nouveau séisme politique.



