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HERMAN COHEN, RÉPUBLICAIN : « JE VAIS VOTER POUR BIDEN »

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Entre Donald Trump, le président républicain en exerce, et Joe Biden, son challenger démocrate, à la prochaine élection présidentielle aux États-Unis, prévue le 3 novembre 2020, Herman Cohen, républicain par ailleurs ancien sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines, a déjà fait son choix. « Je vais voter pour Biden », a-t-il indiqué, intervenant, par téléphone depuis Washington, dans l’émission ’’Diplomate’’ animée par Mame Abdou Gaye Casset, ce mercredi, 22 avril, sur iRadio.

« Je crois que Trump va perdre un certain pourcentage des républicains. D’abord, il y a des femmes d’une certaine classe moyenne, habitant dans les banlieues. Il a perdu toutes ces femmes avec son attitude misogyne. Il va perdre aussi d’autres républicains qui n’aiment pas ses politiques en général », a-t-il expliqué.

Dans son argumentaire, il a agité le scénario selon lequel Trump pourrait même ne pas se représenter. Car a-t-il dit : « L’idée de perdre, il ne peut pas supporter ça. Donc, je prédis qu’il ne va pas se présenter ».

Aujourd’hui, a ajouté Cohen : « Le vrai leadership dans cette guerre contre la pandémie de Covid-19 vient des gouverneurs. La popularité de Trump a baissé. Maintenant, 50 % d’Américains sont contre lui. Il fait des choses pour empêcher l’immigration. » Par ailleurs, le déconfinement qu’il a décrété n’aurait pas arrangé les choses. Parce que, les États-Unis restent le pays le plus touché par la pandémie de Covid-19, avec, à ce jour, plus de 825 mille personnes infectées, et plus de 46 mille décès enregistrés.

En face, son co-débatteur, Abdou Khadre Lô, le Directeur Afrique du Cabinet Access partnership est loin d’être aussi catégorique :

« L’histoire nous a montré que les prédictions ne se réalisent pas toujours. Parfois, de supers favoris se retrouvent perdants d’une élection, et des gens, qu’on n’attendait pas, gagnent. Et Trump en est le parfait exemple. Personne ne le donnait vainqueur ne serait-ce que de la primaire républicaine ».

Comme pour lui donner raison, évoquant la particularité du système américain qui fait que les grands États font la différence plutôt que l’électeur lui-même, le républicain a reconnu que les sénateurs et députés républicains sont toujours, à quelques exceptions près, dans le camp de Trump.

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