L’Inspection générale de l’administration de la justice (Igaj) est un instrument fondamental pour contrôler le travail des magistrats. Dirigée par Cheikh Tidiane Lam, nommé par décret, l’Igaj va mener l’enquête sur ce qui est convenu d’appeler l’affaire Yaya Amadou Dia-Ousmane Kane dont le conflit les opposant est devenu public. Dans le cadre de leurs missions, l’Inspecteur général, son adjoint et les inspecteurs de l’Administration de la justice «peuvent convoquer et entendre toute personne, y compris tout magistrat, tout officier ministériel, tout auxiliaire de justice et tout agent du personnel de justice, et se faire communiquer tout document», selon l’article 7 de la loi 98-23 du 26 mars 1998 instituant l’Inspection générale de l’administration de la justice. L’Inspecteur général peut ainsi entreprendre toute investigation portant sur le fonctionnement des juridictions, organismes ou services dépendant du ministère de la Justice. Et son pouvoir de contrôle porte sur l’organisation des services, les méthodes et la manière de servir des personnels, la qualité et le rendement des services, le respect des prescriptions légales et réglementaires, le rythme de l’Adminis­tration de la justice, la conduite et la tenue des magistrats et du personnel de justice. Son adjoint ainsi que les autres inspecteurs jouissent des mê­mes prérogatives. Bref, l’Ins­pecteur général de l’administration de la justice est investi d’un pouvoir général d’investigation, de vérification et de contrôle très large.

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