La Galerie nationale d’art a abrité, en janvier 2016, une exposition sur la vie et l’œuvre du griot, de l’historien Samba Diabaré Samb, décédé le 21 septembre 2019. Nous vous proposons, à nouveau l’article consacré au travail du virtuose du Xalam. Samba Diabaré Samb était consacré par l’Unesco comme « un trésor humain vivant ».

L’association culturelle « Cébé art » a rendu hommage (en janvier 2016) à Samba Diabaré Samb à travers une exposition (photos, archives sonores et articles de presse) notamment sur la vie et l’œuvre de ce griot-historien. « L’idée m’est venue en tête lorsque je regardais à la télévision l’inhumation de Doudou Ndiaye Coumba Rose et Vieux Sing Sing Faye. Je me suis rendu compte que des artistes partaient sans qu’on ne leur rende hommage », a constaté l’initiateur, le journaliste Cheikh Bâ au lancement de l’exposition, à la Galerie nationale d’art.  « Je n’ai pas attendu longtemps pour concrétiser l’idée », a-t-il ajouté. « L’objectif, précise-t-il, c’est de faciliter une meilleure connaissance de nos artistes ».

Au nom du ministre de la Culture et de la Communication, l’Administrateur de la Galerie nationale d’art a salué l’initiative. Selon Oumar Danfakha, Samba Diabaré Samb fait partie des « symboles de la nation », des « trésors humains vivants ». « Notre devoir, c’est de mieux faire connaître nos artistes au public », a-t-il dit. Il prône, à cet effet, la création d’une école de musique pour former des spécialistes en « xalam » et enseigner l’histoire et le symbolisme qui accompagne cette forme musicale. « Le xalam constitue un pan de notre tradition. Nous devons le protéger et le promouvoir pour le transmettre aux générations futures », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Mbagnick Diop de Promo Consulting, par ailleurs président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), un des parrains, est d’avis que « Samba Diabaré Samb est une école de sagesse dont l’œuvre est à étudier par des spécialistes universitaires en littérature orale ainsi que les hommes de culture ». « Sa maîtrise de l’épopée des bâtisseurs de la Nation, sa parole envoûtante qui galvanise et porte de l’avant et le mythe de son débit vocal font de lui un homme de sagesse », a-t-il affirmé. Pour le président du Meds », « une Nation a besoin de sages qui transmettent aux générations le legs hérité des anciens ; une nation a surtout besoin d’histoire et d’historiens sans lesquels l’avenir s’assombrit ». Samba Diabaré Samb, témoigne Mbagnick Diop, est un « patrimoine national ». « Il demeure un monument culturel », se réjouit-il. Après avoir remercié l’initiateur de l’exposition Cheikh Bâ de cette « prodigieuse initiative », il a laissé entendre que Samba Diabaré Samb faisait partie des « grands hommes du pays, des boussoles qui orientent notre Nation vers l’unité et la paix ».

Samba Diabaré Samb fait partie d’une génération de musicien-historiens et son œuvre a déjà été honoré par l’Unesco dans le cadre de son projet « trésors humains vivants ». Il est un grenier intarissable de culture et de civilisations. Après le président Léopold Sédar Senghor, c’est le deuxième homme de culture sénégalais à connaître un hommage national de son vivant. Il a été honoré le 7 avril 2007 par le milieu artistique et culturel sénégalais, lors d’un spectacle d’hommage national au théâtre national Daniel Sorano. Sur une des affiches de l’exposition, on peut y lire la définition du « xalam » ainsi que l’historique. « Xalam » est le nom wolof du luth à cinq cordes appelé « Ngoni » chez les Bambaras et véritables traits d’union des peuples de l’ouest africain.

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