Journaliste, enseignant, politologue et communicant, Momar Seyni Ndiaye est décédé mercredi 10 avril 2019 à l’âge de 67 ans. Il a dirigé le service politique du Soleil à la fin des années 90.

Depuis lundi 8 avril, sa maladie était connue par un petit cercle d’initiés et il était même question d’un rapatriement vers l’étranger afin de lui procurer les soins nécessaires au mal dont il souffrait. Finalement la nouvelle est tombée ce mercredi. Momar Seyni Ndiaye n’est plus. Pour Abdoulaye Thiam, ancien chef du service politique du « Soleil », « c’est une terrible nouvelle ». Il garde en Momar Seyni Ndiaye le souvenir d’ « un grand professionnel » avec qui il a cheminé au « Soleil » et ailleurs, depuis une trentaine d’années. « Il avait débuté au service sport en 1977-78, se souvient Abdoulaye Thiam. Momar Seyni fut le premier à faire les pages éducation dans la rédaction du « Soleil ». Rédaction où Il avait fini par diriger le service politique de 1997 à 2000″. Abdoulaye Thiam le décrit comme « un homme simple, humble, sympa, prêt à rendre service à chaque fois qu’il était sollicité ».

Stagiaire au « Soleil », Jean Meïssa Diop a été encadré par Momar Seyni Ndiaye. « C’était en 1984″, se rappelle-t-il, en commençant. « Ce que je retiens le plus de lui, c’est sa générosité intellectuelle. Il aimait partager ses connaissances avec les plus jeunes. Il était connu pour sa facilité d’écriture et sa maîtrise de beaucoup de domaines », poursuit-il. Après le sport, l’éducation, la politique, Jean Meissa Diop rajoute une corde supplémentaire sur l’arc de Momar Seyni Ndiaye : « Il travaillait également au desk international. C’était un grand connaisseur de la politique internationale. Très généreux avec les plus jeunes. J’ai bénéficié de cette ouverture. Je partageais ses repas  parce que son bol était ouvert à tout le monde », se souvient l’ancien Directeur de publication de Walf Grand Place.

Surpris et touché par la nouvelle, Djib Diédhiou sort difficilement les mots. Le journaliste formateur au CESTI, utilise les mêmes mots qu’Abdoulaye Thiam pour décrire Momar Seyni Ndiaye : « un grand professionnel, qui avait débuté par le sport ». M. Diédhiou poursuit « c’était un homme très cultivé. Il est devenu un analyste politique très pointu. Nous étions très amis. C’était un homme vraiment bien », témoigne-t-il, la voix pleine d’émotions.

Recruté en 2000 par la Sones comme directeur de la communication, Momar Seyni était devenu, après sa retraite, un chroniqueur et analyste réputé et très suivi dans plusieurs médias. Il enseignait également le journalisme et la communication dans une école de la place car il était titulaire d’un doctorat en communication obtenu en France.

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