Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé, hier, la cérémonie de réception de 255 motos acquises dans le cadre du projet Renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse) qui couvre 15 pays de la Cedeao.

L’Afrique fait, de plus en plus, face à des épisodes d’épidémies. Une réaction rapide nécessite la disponibilité de la logistique. Hier, la réception par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, de 225 motos entre dans le cadre du renforcement des systèmes de surveillance sanitaire. Ces motos acquises avec le concours de la Banque mondiale contribueront à la réalisation des objectifs du Projet de renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse).
Selon Abdoulaye Diouf Sarr, ce projet vise à renforcer «la capacité intersectorielle nationale et régionale», en vue d’une meilleure collaboration en matière de surveillance des maladies, mais aussi de riposte en cas d’épidémie en Afrique de l’Ouest. «Il a été préparé par le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale, au lendemain de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Il couvre 15 pays de la Cedeao dont le Sénégal», a-t-il expliqué. Ce projet est aussi financé par l’Association internationale de développement (Ida) pour un coût global de 507 millions de FCfa. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, l’un des objectifs du Redisse, «c’est de fournir une réponse immédiate et efficace face à une situation d’urgence».
Rappelant le caractère multisectoriel du projet, M. Sarr a relevé l’implication des différents départements ministériels concernés sous la tutelle du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il s’agit des ministères de l’Environnement et du Développement durable, de l’Agriculture et de l’Equipement rural, de l’Elevage et de la Production animale, des Forces armées, de l’Intérieur.
Des ministères d’appui tels que celui de l’Education nationale, de la Femme, des Collectivités territoriales… sont aussi concernés. «L’approche «Une seule santé» développée par Ida pour renforcer la sécurité sanitaire au Sénégal est à saluer», s’est réjoui le ministre.
Il est convaincu que les faiblesses structurelles des systèmes de santé animale et humaine qui entravent l’efficacité de la surveillance et du contrôle des maladies au Sénégal seront remédiées. Pour le responsable de suivi du Redisse, Moussa Dieng, ce projet prend en compte l’ensemble des préoccupations des départements impliqués.

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