Le Musée des civilisations noires abrite, du 26 septembre au 26 novembre, l’exposition « L’émergence de la campagne chinoise à travers le développement ».

L’Académie des Beaux-arts de Shanghai (Chine), en collaboration avec le Musée des civilisations noires de Dakar (Mcn), présente l’exposition de photographies intitulée « L’émergence de la campagne chinoise à travers le développement ». Cette exposition, sous la direction de la curatrice Su Ouyang, chargée de programme à l’Académie des Beaux-arts de Shanghai, sera visible au Mcn du 26 septembre au 26 novembre. L’objectif est de montrer le développement de la campagne chinoise par le biais de l’art, de projets artistiques.
Présente à Dakar pour conduire ce projet avec le commissaire d’exposition Massamba Mbaye, S. Ouyang a récemment eu une séance de travail avec quelques artistes plasticiens sénégalais qui participeront à cette exposition.
Pour son troisième séjour au Sénégal, Su Ouyang trouve que Dakar est une ville qui se transforme rapidement sur le plan de l’urbanisation. Celle-ci, avec son corolaire le dépeuplement en milieu rural, constitue la trame de l’expo avec des ramifications qui touchent des questions sociologique, culturelle, économique, entre autres. Sur ce registre, la curatrice décèle des similitudes entre la Chine et le Sénégal. D’où l’intérêt, selon elle, d’établir un pont culturel entre les peuples pour mieux dialoguer. Pour la circonstance, la curatrice explique que l’exposition va montrer comment l’art change les perceptions sociales en revitalisant les zones rurales avec des infrastructures, centres d’art. L’idée, détaille la chargée de programme, c’est d’interagir avec les populations locales, tout en préservant leur héritage culturel. Ainsi, des artistes vont en campagne pour s’associer aux ruraux. Sur place, la perspective de la revitalisation repose sur des projets artistiques inclusifs pour l’intérêt des populations. Ces projets transversaux intègrent des aspects artistique, pratique (architecture, bâtiment) avec un pré travail qui documente les attentes.
Le commissaire d’exposition souligne qu’il s’agit de faire dans l’interaction avec des choses dynamiques. Le critique d’art avance que la scénographie mettra en lumière cinq régions de la Chine plus le Sénégal. Dans le sillage de ce projet, l’artiste plasticien Daouda Ndiaye estime qu’il y a des liens à faire avec la vannerie dans la région de Thiès. Il propose également de revisiter le projet artistique « Green art » développé à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, lors de la Biennale Dak’art 2014. Au-delà de l’exposition, présage Su Ouyang, il sera possible de dérouler des projets en Chine. L’ambition, d’après elle, c’est de renforcer la coopération avec l’Afrique par l’art. On retrouve la même tonalité avec Massamba Mbaye. Celui-ci pense que ce travail collaboratif est à agréger et étalonner dans le temps.

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