(Dakar) La maladie du diabète monte et progresse à une allure vertigineuse dans la région sud du pays. Plus de 5.OOO personnes ont été en effet atteintes par cette maladie qui continue de créer un désastre dans certains foyers. En marge de la célébration de la journée mondiale du diabète qui a été célébrée ce jeudi 14 novembre 2019 à Ziguinchor, l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques, antenne de Ziguinchor a tiré hier sur  la sonnette d’alarme. Elle entend gagner la bataille de la sensibilisation pour éradiquer le fléau dans cette partie sud du pays.

« Plus de 5.000 personnes  dans la région de Ziguinchor sont atteintes par la maladie du diabète qui ne cesse de créer des désastres au niveau de certaines familles. Pis, la situation du diabète dans la région est devenue à la fois difficile, inquiétante et désastreuse». La révélation est de Babacar Wade, président de l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques de Ziguinchor. Et même si, selon toujours Mr Wade, « les victimes supportent facilement la maladie», force est de reconnaître que, «toute la région, de Gouloumbou à Diogué,  est couverte par un seul médecin spécialisé pour ces toutes personnes malades », a révélé Babacar Wade.

Devenu un cas sérieux dans cette partie sud du pays, «beaucoup de personnes, terrassées par la maladie, se sont retrouvées avec leurs jambes amputées», explique des membres de ladite association qui estiment par ailleurs qu’il sera difficile de dire avec exactitude d’ici quelques temps le nombre de Ziguinchorois qui vont souffrir de la maladie du diabète. Et pour cause, «beaucoup de personnes ont peur de se faire dépister et d’autres sont très mal informées. C’est le cas des zones les plus reculées de la contré où le plus souvent les malades sont évacués dans un piteux état», a ajouté Babacar Wade qui entend gagner la bataille de la sensibilisation.

Et pour ce faire, les organisations de la société civile, les imams et les prêtres pour leurs prêches dans les mosquées et la presse seront tous impliqués dans la bataille. Si pour l’ASSAD à Ziguinchor, la pauvreté qui sévit dans la région ne favorise que l’expansion de la maladie, «l’autre aspect aussi, c’est la sédentarisation. Aujourd’hui que le mal est devenu large, nous essayons de redynamiser notre structure pour diminuer le taux de la maladie, même si le sujet est beaucoup plus fréquent chez les personnes âgées de plus de 40 ans», a conclu M. Wade.

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